Football : Une fin de saison épineuse à l'Églantine
Désabusé, Hamza Chékir va quitter l'Eglantine Trélazé après une saison mouvementée. : Sébastien Aubinaud
DRH. Un entraîneur viré puis réhabilité. Un président qui sanctionne puis qui démissionne. Et finalement un entraîneur qui arrête, désabusé. La saison a été dure à l'Églantine.
D'abord les faits. Avant le derby face à l'Intrépide, Stéphane Georges, président du club depuis le début de la saison, décide de se séparer d'Hamza Chékir, son entraîneur depuis six ans. Le président juge que le comportement de son technicien, qui vient de prendre six matches de suspension pour insultes à arbitre, est inacceptable et en inadéquation totale avec la politique du club, notamment vis-à-vis des jeunes. Une décision prise contre l'avis de la majorité du bureau.
« Besoin d'une pause »
Isolé, Stéphane Georges est seul ce jour-là sur le banc. Il quitte le stade et démissionne après la rencontre. Hamza Chékir redevient l'entraîneur de l'Églantine de Trélazé. Fin d'une histoire qui prend ses racines bien avant ces dernières semaines tendues. « Stéphane Georges avait été mon dirigeant lorsque je suis arrivé au club, explique Hamza Chékir. Et déjà, le malaise existait entre nous. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi. » Le bilan de Chékir est pourtant marqué par une indéniable réussite sportive. « En cinq ans, nous avons fait monter la première en DRH. La réserve aussi est montée à deux reprises et il y a eu un excellent travail de réalisé avec les jeunes » explique l'entraîneur.
« En début de saison, lorsque Stéphane Georges a été élu président, il a dit qu'il souhaitait continuer à travailler avec moi. Je l'ai cru sincère. Mais on m'a rapidement mis des bâtons dans les roues. Et tout s'est dégradé lorsqu'il a décidé, en février, de sacrifier l'équipe première pour sauver la réserve. C'était peut-être une intention louable mais au regard des résultats, je pensais que la logique était d'essayer de faire monter la première, qui était alors en très bonne position. »
Le malaise s'installe. Il s'amplifie lorsque le coach voit rouge lors d'un match à Orvault. « Je ne réfute pas que j'ai eu ce jour-là une vive altercation avec l'arbitre. Mais ce n'était en aucun cas des insultes comme cela a pu être inscrit ensuite sur le rapport. J'ai été victime d'une injustice. Le président, lui, a sauté sur ce prétexte bidon pour me virer. »
On connaît la suite. La saison s'est terminée dimanche pour l'Églantine de Trélazé. « Une saison gâchée, conclut Hamza Chékir. Tout est revenu dans l'ordre et malgré tout, je suis démoralisé et démotivé. On m'a coupé les ailes en plein vol et je vais arrêter. J'ai besoin d'une pause... » Une saison à oublier.
Ouest-France