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Fabrice Do Marcolino et ses partenaires ont un très bon coup à jouer ce soir face à Reims. Faut dire que cet entraîneur-là est un sacré bonhomme. Passons sur la saison dernière, qui fut remarquable, Garcia est en train, de nouveau, de marquer de son empreinte un effectif qui a changé de plus de moitié à l'intersaison. Garcia est un artisan, un type qui a besoin de toucher, de sentir, de mettre les mains dedans. Il façonne le groupe comme un menhir, il sculpte, il polit, il écoute, il observe, il protège. Il y a un côté Mourinho chez lui, cette même faculté de créer l'adhésion au sein du groupe, fort de ses convictions, cette même façon de ne pas être toujours commode, aussi. Il a parfois l'orgueil des gens qui savent avant les autres.
Du « bon dernier » au « surprenant promu »
Pourquoi dire tout cela ? Parce que si Angers Sco venait à battre Reims ce soir, juste avant une mini-trêve internationale, le club pourrait bien basculer dans une drôle de saison, à mille lieux de celle entrevue après les deux défaites lors des deux premières journées du championnat. « Déjà, après avoir été surnommés le « bon dernier », nous sommes devenus le « surprenant promu ». Moi, ça me va, glisse Jean-Louis Garcia. Je note que si nous venions à gagner contre Reims, la confiance entre joueurs et staff ne cesserait de grandir. C'est ça le plus important, finalement. Mais je connais trop le football pour pouvoir dire qu'il faut aussi être capable dans ces moments-là de ne pas se relâcher. » Il cite alors l'un de ses joueurs, ce qui est rare : « Comme dit Olivier Auriac : « chaque résultat positif doit nous donner envie d'être plus gourmand au prochain match ». C'est tout à fait ça, l'idée. »
Mardi, à Sedan (2-2), il avait sorti plusieurs surprises de son chapeau, comme ce duo Perbet-Tangeaoui dès l'entame et les absences de Djellabi et Stephan. « Cette équipe de départ, c'était un risque calculé, mais une petite victoire quand même. » Elle va lui permettre, pour le 3e match en six jours ce soir, de récupérer les deux derniers nommés reposés, tout en enregistrant le retour de Brunel qui débutera le match comme titulaire et apportera lui aussi sa fraîcheur (même sur une heure de jeu). « Côté droit, je vais peut-être laisser souffler David Leray. Il vient de faire deux matches énormes. Fall peut parfaitement tenir son poste. » Seule ombre au tableau : l'absence d'Olivier Auriac, touché à la cheville à Sedan et qui n'a pas eu le temps de récupérer totalement. Mais Moussi est là.
Tout s'imbrique. Tout s'emboîte. « Je suis conforté dans notre projet de jeu, notre méthodologie et la qualité du groupe. Tout ça tient la route. Ce soir, il faut jouer. Jouer notre jeu. Être patient. Fendre la bise ». La vraie question, aujourd'hui, est la suivante : le Sco est-il capable de tenir une telle cadence ?
Mathieu COUREAU.