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Ederson et les Niçois, 4e du championnat de Ligue 1, sont sur une série de 13 matches sans défaite, toutes compétitions confondues. : AFPTous les voyants sont au vert
En ce moment, sa vie lui prend du temps à Jean-Louis Garcia. Il a ses joues creuses et sa barbe des lendemains. Il dit : « On a beaucoup travaillé cette semaine. Il n'est pas question de modifier notre logique de jeu, ça non. On a plutôt axé nos réflexions sur les spécificités niçoises. Les détails ont une grande force dans ces moments-là. On pense que notre arme sera de les contrarier le plus longtemps possible, de les faire jouer sur les côtés par exemple. »
Il explique alors que contrarier l'OGC Nice, ça veut dire faire preuve d'audace, être bon dans tous les secteurs du jeu, qu'être touché par la grâce ça se provoque et que quand on y arrive, c'est magique. « Cette semaine, mes joueurs ont été sereins, tranquilles, très à l'écoute. Je crois que le fait que nous soyons décrochés du trio de tête en championnat nous permet de jouer les matches les uns après les autres. On rejouera Boulogne seulement six jours plus tard. Et comme on n'est pas inquiétés par le bas de tableau, on va pouvoir tout donner pour ce match de Coupe. C'est bien comme ça. » Il estime que tous les voyants sont au vert. Il a construit son équipe comme un plan de bataille.
« Antonetti, c'est un vrai mec en survêtement »
On le sait depuis qu'il a foulé la terre de la Baumette, Jean-Louis Garcia est né pour diriger, entraîner et porter des joggings serrés dans le bas. Ce soir, il va croiser un type un peu comme lui côté niçois, son homologue Frédéric Antonetti, un bonhomme épais, un « vrai mec en survêtement, qui bosse, qui est capable de se lever la nuit parce qu'il a trouvé un nouvel exercice pour ses joueurs. » L'entraîneur angevin poursuit : « J'ai beaucoup d'admiration pour ce qu'il fait à Nice. Vraiment. » Il se lance dans une large revue d'effectif, vante les qualités de chaque Azuréen, Ederson, Rool, Cid, Laslandes.
Mais il sait aussi que le groupe niçois, même s'il reste sur 13 matches sans défaite, vient de vivre un mois de janvier délicat, amputé par les départs à la Coupe d'Afrique des Nations. « Il peut y avoir une certaine décompression chez eux. Si c'est le cas, nous devrons tout faire pour qu'ils entrent le moins rapidement possible dans la rencontre. »
Jean-Louis Garcia répète les mots « fougue », « enthousiasme ». Et ses yeux crépitent : « Vivre une semaine comme on l'a vécue, c'est un grand bonheur pour le coach que je suis. Je fais ce métier pour ça. C'est la première fois que je vais vivre un tel truc. » Il conclut sa causerie à la presse béate en parlant de parfums. « Ce soir, il y aura comme un parfum de Ligue 1 à Jean-Bouin, un parfum de Gallina, de Jean-Marc Guillou, un parfum de nostalgie. » Il inspire par le nez et gonfle la poitrine.
Mathieu COUREAU.