Angers 7 : l'actu d'Angers en 7 minutes !
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Petit à petit, Charles Diers, ici félicité par Jean-Louis Garcia, trouve ses marques dans le collectif angevin. Photo : Philippe Renault
Charles Diers, ce but, ce coup-franc surpuissant, il vous fait du bien, non ?
Oui, c'est sûr. D'un point de vue personnel, je me sens de mieux en mieux depuis deux matches. Le groupe aussi, je crois. Nous nous sommes remis en question, collectivement. Cette victoire contre le leader justifie nos deux dernières prestations à domicile.
Vous avez eu un peu de mal à vous montrer depuis le début de la saison. On ne vous sentait pas bien dans vos baskets.
J'ai mis du temps à prendre mes marques, oui. Pour cela, j'ai besoin d'enchaîner les bonnes prestations, ce qui n'avait pas été le cas jusque-là. Après Troyes et Strasbourg, je pense être sur le bon chemin, comme tous mes partenaires. Mais vous savez, je ne suis pas quelqu'un de triste ! Je fais un beau métier !
Comment expliquez-vous cette difficulté à prendre vos marques comme vous dîtes ?
Le souci de bien faire peut parfois nuire... J'avais vraiment ce souci de faire de bons matches mais je ne trouvais pas les solutions. On cogite un peu dans ces cas-là. Et puis, parfois, les problèmes se résolvent comme ça, sans explication rationnelle. Un peu à l'image de ce match : cette fois, les poteaux étaient avec nous. Même si j'ai encore eu un peu de déchet, je comprends de mieux en mieux le jeu de mes coéquipiers.
Ce succès sur le leader, jusque-là invaincu en championnat, va vous conforter dans vos fondamentaux.
Oui. Déjà, contre Troyes, nous nous étions rassurés. Nous avions retrouvé une réelle solidité, notre bloc était difficile à manoeuvrer. On confirme contre Strasbourg. Ce qui me fait très plaisir, c'est qu'avant la rencontre, tout le monde annonçait Angers perdant. Je lisais à droite à gauche que cela allait être un déplacement facile pour le Racing, de choses comme ça. Eh bien non ! On gagne, et, en plus, ce n'est pas un hold-up, loin de là. Nous avons retrouvé une vraie solidarité, celle qui me fait dire que bien défendre, c'est le fait de onze joueurs. C'est bien. Maintenant, il y a ce déplacement à Ajaccio qui n'est jamais simple. Il faudra faire attention dans les jours à venir... Parce que l'on n'est pas, non, plus champions du monde.
Recueilli par Mathieu COUREAU.