Édition du jeudi 22 novembre 2007
F. Béatse : « La droite fait son spectacle »
Le porte-parole du maire sortant fustige la campagne de Christophe Béchu. Il dénonce des coups médiatiques pour occuper le terrain.
« Tramway, grand stade, sécurité, quartier Capucins... Les réactions de Béchu-Gérault-Moreau occupent surtout le terrain médiatique, à défaut de propositions justifiées et réalistes. » Frédéric Béatse ne s'en laisse pas conter : « Toutes les semaines, ils trouvent un moyen pour faire l'actualité, pour faire avaler aux Angevins leur raison d'être ensemble. » Selon l'adjoint au maire, tout est coordonné pour occuper l'espace médiatique, faire du contre-pied systématique : « Parce qu'ils ont beaucoup de mal à critiquer le bilan positif de Jean-Claude Antonini. »Et le porte-parole de fournir ses explications : « Sur le tramway, Béchu a changé le tracé pour sceller son alliance avec Gérault. » Et Frédéric Béatse de rappeler que 31 maires de l'agglo ont voté pour. « Tout a été réalisé dans la concertation et des modifications ont été apportées en fonction des discussions. » Sur le stade Jean-Bouin, l'élu persiste et signe : « C'est la meilleure solution et la moins coûteuse. Et là encore, la municipalité a fait ce choix en fonction des études. » Sur le projet de Christophe Béchu d'en construire un plus grand au parc des expositions, Frédéric Béatse sourit : « C'est impossible, en fonction de la déclivité du terrain. »Sur la sécurité, thème préféré de la droite, le porte-parole se défend de toute idéologie : « C'est facile ! La police, c'est une compétence de l'État. Néanmoins, on n'est pas absent du débat sur la vidéosurveillance, l'engagement et le nombre des policiers municipaux. »Le développement du quartier des Capucins, son retard, fait aussi doucement rire Frédéric Béatse : « Christophe Béchu est aussi l'adjoint à l'urbanisme d'Avrillé. Il sait très bien qu'un tel aménagement prend du temps, ne se fait pas d'un coup de baguette magique. » Et de relever que le prix du m2 sur le plateau tourne, aujourd'hui, autour de 2 300 €, alors qu'à Avrillé, il s'élève à 3 000 €. Enfin, sur les élus municipaux qui quittent le bateau avant l'amarrage, il ne voit que « des problèmes de personnes, d'ambition ». Tout en balayant aussi une éventuelle alliance avec Lutte ouvrière (LO), il conclut : « On a voulu faire de Jean-Claude Antonini un maire de transition, alors qu'il souhaite donner à la ville une véritable envergure. »Yves LAUNAY.
Ouest-France