Au-delà du terrain, le Sco et Willy Bernard ne sont pas en si bonne forme. « Nous avons eu un manque à gagner d'environ 1,2 million d'euros sur l'exercice qui a été ramené d'ailleurs à 1 million », annonçait le président début juin. Est arrivé quelques jours plus tard l'épisode DNCG et la rétrogradation du club en National à titre conservatoire, pour des soucis liés à certains contrats de partenariat. « Ce n'est pas un problème financier, avait alors assuré Willy Bernard. Nous avons présenté à la commission un budget presque équilibré puisqu'il était à moins 53 000 euros. »
Depuis, la vente de Guy Moussi a rapporté quelque 350 000 euros qui ont dû renflouer les caisses, sans qu'on ne sache toutefois vraiment où en sont les finances du Sco. Ni celles de Willy Bernard. Le président pourrait d'ailleurs céder l'intégralité de ses parts, soit 42 % du club. Un homme se serait même porté acquéreur. Il s'agit de Jean-Pierre Benoist, pas franchement un inconnu dans le monde des affaires et du football.
« Je n'infirme rien »
Actuel président de l'Olympique de Saumur (CFA 2), il est aussi conseiller municipal, délégué au développement industriel et commercial à la Ville de Saumur. Originaire de Doué-la-Fontaine, Jean-Pierre Benoist fut le propriétaire du magasin Conforama à Saumur. Il est aujourd'hui promoteur immobilier.
Par le passé déjà, son nom avait été évoqué dans de précédents projets d'investissement au Sco. Contacté hier sur ce projet de rachat, Jean-Pierre Benoist a répondu du tac au tac : « Au jour d'aujourd'hui, je ne veux rien dire. Il peut se passer des choses, mais il n'y a rien pour l'instant. » Et d'ajouter dans un sourire : « Je ne confirme rien mais je n'infirme rien non plus ! »
La formule fait mouche. Et elle donne encore un peu plus de crédit à la thèse du rachat, si l'on veut bien lire entre les lignes. Bernard Blot, propriétaire de 20 % des parts du Sco via sa société Socredis, est séduit par cette tirade. « Moi aussi, dit-il, je ne confirme rien, mais n'infirme rien non plus. Ce qui est sûr, c'est que je suis un vieux supporter du Sco et que je ne compte pas vendre mes parts maintenant, quelle que soit l'équipe dirigeante. »
Bernard Blot reconnaît cependant avoir été récemment en contact avec Jean-Pierre Benoist. « Je ne le connaissais pas, mais nous nous sommes rencontrés il y a peu. Son idéologie sur le sport et sur le Sco me convient très bien. » Si bien même qu'ils devraient se retrouver en début de semaine prochaine pour discuter de l'avenir du Sco. Et officialiser l'arrivée de Jean-Pierre Benoist. Probablement...
Julien HIPPOCRATE
(avec J.-F. C.)