Reportage photos : 1200 km à pied...
Concours « Vos plus belles photos de vacances »
Naissances
Tramway
- A venir en 2008 !





ZEP à l'Abbaye de l'Epau
Comme le dit très justement Gilles Bourdouleix, le maire de la ville : « Il ne faut pas faire d'amalgame ou écrire n'importe quoi. On est dans la coïncidence la plus pure. » Appelons cela l'ironie du sport. Car dix ans après l'affaire Festina, Cholet s'était fait une fête de recroiser la route du Tour. Christian Prudhomme, le patron de la course, avait exaucé le voeu de son prédécesseur Jean-Marie Leblanc, lequel avait promis un retour dans les Mauges en forme de clin d'oeil.
Et il avait été chouette ce passage à Cholet. « C'était comme dans l'Alpe-d'Huez » avait dit Christian Prudhomme. Le suiveur béat avait écrit que le sentiment patriotiquo-choletais avait vécu des heures heureuses. Néanmoins, il tiquait et se grattait la tête sur le plan sportif.
Déjà, Schumacher avait écrasé le chrono et les plus fins observateurs avaient trouvé cela fort de café vu que l'Allemand n'avait aucune référence sur cet exercice si particulier. Ils l'avaient gribouillé avant de reprendre la route les sourcils froncés en pensant à cette phrase de Bruno Roussel, l'ancien directeur sportif de Festina, qui avait dit ce jour-là : « Il y a encore des tricheurs parmi les meilleurs ».
Et puis patatras... Duenas, le sans-grade, était positif, apprenait-on mercredi. Au tour de Ricco, la nouvelle star italienne, hier. Bah oui, l'avait mis en route à Cholet pour mieux passer les Pyrénées, le Romagnol. Gilles Bourdouleix en est sûr : « On sait bien que ce produit agit quelques jours plus tard, comme par hasard. Quand on voit ce qu'il a fait à Super-Besse puis à Bagnères-de-Bigorre... » Mais comme il dit : « Moi, je préfère applaudir ce cyclisme-là qui chasse les tricheurs, plutôt que le football ou d'autres sports qui ferment les yeux. Ces types-là, comme les politiques qui magouillent, il faudrait les exclure à vie. »
Antoine Blondin a écrit un jour cette jolie chose : « On ne guérit pas du Tour de France ». C'est vrai, cher Antoine, qu'on ne guérit pas du Tour. Mais permettez cette question : le cyclisme, lui, guérira-t-il un jour ? Celle-là, le bon vent nous la ramène tous les jours. Et nous souffle que le fond de l'air effraie.
Mathieu COUREAU.