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La saison du SCO

Édition du vendredi 04 juillet 2008

Charles Diers, nouvel atout offensif du Sco

Ligue 2. Jean-Louis Garcia le voulait depuis deux ans. Le Nordiste a fini par rejoindre Angers cet été. Présentation détaillée de ce passeur - buteur.

Le footballeur. A la question, pouvez-vous nous décrire le joueur que vous êtes, Charles Diers ne répond pas du tac au tac. Lorsqu'on lui lit la description que fait de lui Jean-Louis Garcia, « intelligent » et « qualité incroyable dans la dernière passe », nouveau blanc...

« C'est difficile de parler de soi, finit-il par lâcher humblement. Je suis un joueur généreux, parfois trop. Je ne suis pas maladroit, c'est vrai. Mon poste de formation, c'est milieu offensif droit, mais j'ai joué quelques matches en 10 ou en 9 et demi derrière un attaquant. »

Plus que les longs discours, les chiffres sont assez éloquents. Depuis le début de sa carrière en National à Dijon en 2002-2003, Charles Diers a marqué 40 buts, dont 14 lors de la saison 2006-2007 à Clermont. Pour un joueur qui n'est pas attaquant...

Pourquoi le Sco ? Il était sur les tablettes de Jean-Louis Garcia dès son arrivée à Angers, mais l'entraîneur du Sco aura mis deux ans à le convaincre. « A l'époque, j'étais à Boulogne et j'avais choisi de partir à Clermont plutôt qu'Angers, se souvient-il. Au final, ces trois équipes étaient montées en L2, donc je n'aurais pas pu me tromper ! »

En Auvergne, le Ch'ti a réussi de belles choses ce qui a convaincu le duo Garcia - Pickeu de revenir à la charge. « Dès février dernier, on a eu de nouveau des contacts. J'ai senti que le club me désirait vraiment, ça m'a convaincu. »

Intégration. A peine le temps de poser ses valises à Angers qu'il fallait les refaire pour partir en stage à Saint-Brévin. Là-bas, l'ancien Auvergnat a réellement découvert ses partenaires : « Ça s'est très bien passé. On sent que ce groupe a vécu de belles choses ensemble et ce n'est pas compliqué de s'intégrer. »

La concurrence. « C'est essentiel, assure-t-il tout de go. Il faut de la concurrence dans un groupe pour réussir de belles choses ». Et la prolongation de Fahid Ben Khalfallah, lui aussi milieu droit ? « Ce n'est pas un problème, en plus, je pense qu'on est complémentaires et qu'on peut jouer ensemble selon le système. Jouer avec de bons joueurs, c'est toujours un plus. Profiter de l'expérience de Philippe Brunel aussi est une chance. »

Objectifs. Comme tous ses partenaires, Charles Diers refuse d'évoquer directement la montée, « la moitié des équipes peuvent y prétendre. » Mais comme ses petits copains, il assure que cette équipe a un gros potentiel. « Il n'y a pas eu de grand chamboulement dans l'effectif et c'est toujours bien de travailler dans la continuité. J'espère m'inscrire dans la durée à Angers et apporter ma pierre à l'édifice pour que le club ait de l'ambition. »

DNCG : pas d'inquiétude. Pas facile de signer dans un club et d'apprendre quelques jours plus tard que celui-ci est relégué en National. « C'est dommage qu'on ne soit pas tranquille et qu'en plus, il faille attendre le 10 juillet pour être fixé. Mais nous ne sommes pas inquiets, assure le néo-Angevin. Pour l'instant, on travaille sans se soucier de ça. »

Sur les conseils des anciens. Charles Diers ne connaissait pas vraiment Angers. Tout juste avait-il joué avec le frère de Fahid Ben Khalfallah il y a une dizaine d'années, en CFA 2 à Cambrai. Avant de venir, il a donc passé quelques appels à ses amis anciens angevins, José Saez, François Masson et William Louiron. « Ils m'ont tous dit d'y aller. »

Julien HIPPOCRATE.

Ouest-France

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