Carré, Béchu : le tacle de Serge Bardy (PS)
Serge Bardy lance les hostilités de front. : Archives Ouest-France
Juste avant la trêve, le ton monte d'un cran et laisse entrevoir une campagne très dure, dès janvier. Le secrétaire fédéral attaque Carré et Béchu.
Serge Bardy, le secrétaire fédéral du Parti socialiste, s'était contenté d'un simple communiqué pour signaler qu'Hervé Carré, en rejoignant Christophe Béchu, s'était exclu « de fait » du PS. Sévèrement, mais sobrement. Que, dans la foulée, l'ancien adjoint au maire d'Angers ironise sur le fait que le PS continuait à lui prélever sa cotisation l'a fait sortir de ses gonds. « Sa cotisation ? Il ne payait que sa cotisation d'élu, et même pas au taux normal puisqu'il l'a chèrement négociée... Et même pas de cotisation d'adhérent ! De toute façon, le prélèvement s'éteint avec cette fin d'année ! » Première salve pour la forme. La seconde suit, sur le fond cette fois, dès que quelqu'un lui suggère qu'Hervé Carré peut être « à sa façon » homme de conviction : « Il a été un socialiste d'opportunité, il devient un UMP d'occasion : il n'a eu de convictions que celles qui pouvaient servir son parcours personnel ! » Et de ressortir les cadavres de vieux placards : « Lors de son élection sur le canton d'Angers-Ouest, c'est moi et Rémi Bourget qui avons fait sa campagne... en découvrant avec effarement qu'il n'était pas connu ! »Une salve qui, forcément, a fini par prendre pour cible Christophe Béchu et son « parti des Angevins ». Le premier secrétaire du PS préfère paraphraser Pierre Dac et son « parti d'en rire » en pointant le fait que le candidat à la mairie d'Angers... n'habite même pas Angers, et donc ne peut pas connaître la ville, « comme j'ai pu le vérifier le dernier week-end au marché de Noël de Belle-Beille ».Et, comme pour répondre aux « Jeunes populaires » de l'UMP qui décrivaient l'équipe idéale constituée par le sélectionneur Béchu dans une récente prise de position, Serge Bardy ricane de reconnaître en ses trois piliers « ceux qui le taclaient sévèrement jusqu'à il y a six mois, Michelle Moreau, Laurent Gérault et Hervé Carré » : « Comment des gens qui se sont affrontés pendant des années vont-ils pouvoir travailler ensemble, d'autant plus qu'ils sont sans projet... Sauf celui de prendre systématiquement le contre-pied des projets de Jean-Claude Antonini, sur le tramway, sur le stade, sur les voies sur berge... ? »
Ouest-France