Deux sites de mesure des polluants automobiles ont été installés à Saint-Serge, du 10 février au 31 décembre 2005 : l'un tout près de la route, l'autre à 20 m. Près de la route, la concentration en oxyde d'azote et en monoxyde de carbone avoisine le seuil réglementaire. En ce qui concerne le dioxyde d'azote, elle le dépasse : dix journées atteignent même des niveaux horaires qui auraient pu déclencher une alerte pour informer la population. Seules les mesures de poussières et de benzène tournent autour de l'objectif de qualité, mais elles n'ont été effectuées que sur, respectivement, 12 % et 22 % de l'année.
Fort heureusement, la pollution baisse sensiblement à 20 m de la route : moins 45 % pour l'oxyde d'azote, mais seulement moins 8 % pour le dioxyde d'azote, moins 30 % pour le monoxyde de carbone. Ces niveaux de pollution restent néanmoins nettement plus élevés que le fond de l'air de l'agglomération, mesuré au musée des Beaux-arts. Quant à la pollution sonore, elle atteint les niveaux les plus forts, à 76 décibels en journée.
« La voie sur berge est clairement le lieu le plus pollué de la ville », commente Gilles Mahé, adjoint au maire chargé de l'environnement. Cet élu Vert est ravi qu'un vaste débat public se mette en place pour que les Angevins se réapproprient leur rivière. Comme l'ont fait les Lyonnais pour la Saône.
(1) L'analyse complète se trouve sur le site internet www.airpl.org, dans Publications, Autres, 11/05/2006.