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Un séjour en Thalasso à gagner !
Thibaut Lonzième et Johan Rathieuville seront sans doute à la baguette la saison prochaine pour emmener de nouveau Saint-Léonard vers les sommets de la N2. : Photos : Georges Mesnager« Quatre ans de travail »
Qu'importe, il faut faire avec. D'ailleurs samedi, c'est bien la meilleure équipe sur l'ensemble des deux matches qui s'est imposée. Un peu plus athlétiques, nettement plus adroits et sans doute un peu plus expérimentés aussi, les Prisséens n'ont pas volé leur ticket pour la N1. « Cette victoire représente quatre ans de travail. Ça fait deux ou trois ans qu'on pleure et cette fois c'est bon, s'enthousiasmait Franck Macaire, l'entraîneur de Prissé Mâcon. Il y a beaucoup de similitudes entre nos deux clubs, nous n'avons pas de gros moyens mais beaucoup de coeur. Ce soir, il fallait un gagnant, mais je serai de tout coeur avec Saint-Léonard pour sa finale de Coupe de France. »
La Coupe de France, ce sera le lot de consolation pour les Léonards après ce dernier match de championnat riche en rebondissements.
Il y eut d'abord le retard d'un arbitre qui repoussa le coup d'envoi d'un quart d'heure. Puis le show Sitchi : l'ailier prisséen qui éclaboussa le match de son talent et de ses 26 points. Il y eut aussi, de manière plus anecdotique, les deux techniques et donc la disqualifiante sifflée contre Christophe Henry.
Et puis, il y eut surtout la maladresse des Angevins qui terminèrent le match à près de 35 % de réussite au tir et à peine plus de 50 % au lancer. Pas plus.
« On avait tout... »
« Si on avait eu un peu plus d'adresse..., regrettait Johan Rathieuville, amer. Il ne nous manque que ça. On avait l'envie, on avait tout... » « On ne peut avoir que des regrets, enchaînait Yazid Guirrou. Personne ne met dedans et les Prisséens ont très bien défendu, ils étaient sur toutes nos lignes de passe. » C'est sûr, François Macaire avait bien préparé son coup. Malgré un retour à hauteur en fin de match, les Angevins n'ont pas réussi à mettre Prissé Mâcon sous pression. « Saint-Léonard est une équipe difficile à manoeuvrer mais on avait bien travaillé leurs systèmes et je pense que l'absence de Vallejo a pesé sur la rencontre... », résumait l'entraîneur prisséen aux anges.
Pour Christophe Henry, la pilule est difficile à avaler, mais elle ne doit pas faire oublier tout le chemin parcouru cette année. « Ça reste une superbe saison. On a failli la rendre parfaite », lâchait l'entraîneur angevin dans un sourire. Il reste une finale de Coupe de France à Bercy le week-end prochain, mais aussi un groupe intéressant, et qui, comme Prissé, retentera sa chance et repointra le bout de son nez aux portes de la N1.
Si Johan Rathieuville est encore aux commandes et si Thibaut Lonzieme confirme sa belle progression, alors on reparlera de cette équipe. Surtout si des recrues intéressantes viennent bonifier ce groupe... C'est déjà ce qu'il se murmure dans les couloirs de Villoutreys. Alors rendez-vous l'année prochaine. Qui sait.
Julien HIPPOCRATE.
ST-LEONARD - PRISSE MACON : 66-67 (14-16, 8-14, 15-19, 29-18). Arbitres : MM. Trehin et Kainuku.
ST-LEONARD : Rathieuville 12, Lonzieme 19, Bracq 6, Gautier 5, Aubert 9 puis Crasnier 10, Guirrou 2, Meignan 3, Perdriau 0, Poiroux 0.
PRISSE MACON : Sanchez 4, Nelaton 8, Eyraud 7, Jeanne 4, Sitchi 26, puis Gaudiau 6, Jobert 12.
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