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Claude Marquis a participé à toutes les finales de coupe de France de Cholet. Dimanche, pour sa quatrième expérience à Bercy, il endossera encore un rôle majeur face à la raquette particulièrement fournie de l'Asvel. : Georges Mesnager.Je me souviens surtout de la dernière, perdue contre Gravelines. Et elle m'a laissé un goût amer. Là, on va vraiment tout faire pour que ça ne recommence pas.
Quel souvenir gardes-tu des deux premières éditions, gagnées, en 1998 et 1999 ?
J'étais un jeune à l'époque ! Du coup, on ne peut pas dire que j'étais complètement impliqué dans ces deux matches, mais pour moi, c'était royal de connaître ça. D'autant qu'il y avait un titre au bout. Aujourd'hui, arrivé à mon âge, il serait temps que je gagne quelque chose, en tant que joueur majeur.
Et de celle, perdue, en 2005 ?
J'en garde de l'amertume car c'est un match qu'on aurait pu gagner. L'équipe de Gravelines qu'on a affrontée à l'époque, ce n'était pas le même calibre que Villeurbanne, dimanche. Là, il va vraiment falloir que l'on soit des guerriers pour gagner ce match. L'Asvel veut aussi un titre, et ils vont donner tout ce qu'ils ont dans les tripes. En 2005, on avait battu Gravelines en championnat, et on avait laissé filer la coupe. Là, on a perdu contre l'Asvel en championnat : quelque part, on espère que ce sera le même scénario en 2008 qu'en 2005, que l'équipe dominée en championnat s'imposera à Bercy sur un match.
Quatre finales en 10 ans, ça ressemble à un abonnement, non ?
On va dire qu'à ce niveau-là, je suis plutôt dans les bons plans !
Tu vas retrouver Aymeric Jeanneau, espoir comme toi en 98 et 99....
A l'époque, on était « petit », maintenant on est « grand ». Mais le contexte est différent de l'époque. Aujourd'hui, on est face à face. Lui aussi va vouloir gagner... Mais il faut garder uen chose à l'esprit : on ne se souvient jamais des finalistes, juste des vainqueurs. Donc, lui comme moi, on essaiera d'être du bon côté dimanche.
Le fait d'avoir déjà joué trois finales, ça facilite les choses en amont de l'évènement. Mentalement en particulier, mais aussi par rapport aux repères dans la salle par exemple ?
Clairement, oui. Je pense que c'est important ! Sur la dernière finale, certains joueurs n'avaient jamais connu Bercy et ils ont été tétanisés par la salle. C'est une appréhesion dont il faut tenir compte. Elle est incontournable. Donc, ceux qui ont déjà connu Bercy, doivent préparer les collègues à ça.
Les conseils à leur donner, justement, c'est quoi ?
C'est leur parler de l'ambiance notamment. Leur dire : « Les gars préparez-vous, il va y avoir beaucoup de monde, beaucoup de bruit. Ça va gueuler dans les tribunes. Il y aura autant de monde que sur un match NBA. Ne vous attendez pas à un match comme à l'Asvel ou même à Pau. Bercy, c'est deux fois plus grand. » Ce sera l'atmosphère d'un match NBA. A partir de là, il ne faut pas se laisser distraire. On en parle depuis qu'on est qualifié pour la finale.
Tu vas devoir, avec certains de tes coéquipiers, te coltiner le secteur intérieur de l'Asvel, le plus dense du championnat. Le résultat se jouera en grande partie sous les panneaux. Est-ce stressant, surtout après les deux défaites contre l'Asvel en championnat ?
Il est clair que je vais avoir un très gros travail à faire. Mais je ne serai pas seul. On peut compter sur le retour de Justin (Doellman). Alan (Wiggins) est en forme en ce moment, et Saïd (Ben Driss) apportera sa pierre à l'édifice. Il est vrai que le duel le plus attendu, c'est celui au pivot avec Nsonwu, et Troutman car il ne faut pas oublier qu'à l'Asvel, la doublure du titulaire est aussi costaude que lui. Donc, là, il n'y pas à tergiverser : il faudra vraiment faire un match de mammouth !
En début de saison, tu as annoncé venir à Cholet pour te relancer. Avec la victoire aux As, cette finale de coupe et le billet pour les playoffs en poche, c'est déjà mission accomplie non ?
Pour le moment, tout se passe bien. Mon objectif, c'était d'être dans les bons plans. C'est bien, mais la saison n'est pas encore terminée. Il reste encore la finale, puis les playoffs. Quand tout sera terminé, on pourra vraiment faire le bilan de la saison et peut-être dire que j'ai fait une bonne saison. Mais c'est encore trop tôt.
Dans un mois maximum, la saison sera terminée, ton contrat fini. Comment vois-tu l'avenir ?
Pour moi les choses sont très claires : je ne veux plus m'engager pour une saison. Cholet m'a proposé de continuer je leur ai dit que je suis ok, mais moi maintenant j'attends un contrat longue durée. Peu importe le club qui va me prendre, il est bien bien clair qu'il n'y aura plus de contrat d'un an, en France ou à l'étranger. Je cherche la stabilité maintenant. Donc, à Cholet de voir...
Recueillis par
Christophe MAZOYER.
Match dimanche (18 h) à Bercy.