Le point pris de justesse dans le Berry doit être un vrai soulagement, non?
(Il souffle). On a commis des fautes. On prend un but casquette, en plus. Et il y a eu des matches où l'on a été meilleur. Mais, bon, c'est un très bon point. Car nous ne sommes pas champions du monde, non plus, même si sur cette rencontre, on peut avoir quelques regrets. Mais les points, il faut savoir aller les chercher. Même un par un.
Il se profile maintenant deux rencontres cette semaine. Demain contre Gueugnon, vendredi à Nantes. N'y a-t-il pas la tentation de ne penser qu'au derby?
Non, non. Le match le plus important de la semaine, c'est bien la visite de Gueugnon. Nous en sommes tous conscients. On ne doit penser qu'à cette rencontre. Ce serait une erreur autrement.
Oui, mais tout de même, jouer à la Beaujoire devant 30 000 spectateurs, cela va être canon, non?
Jouer à la maison, devant 5 000 personnes, ce n'est pas mal non plus. Franchement, Nantes, on verra après.
Le point pris à Châteauroux peut-il permettre à votre équipe de repartir dans une série positive?
Je ne sais pas. En tous les cas, il nous remet indéniablement en selle. Ne rien prendre sur une rencontre, ce n'est jamais très bon. Là, on avance un peu. Et puis cela aurait été pénible de perdre ce match. Moralement surtout.
Les deux défaites consécutives, à Clermont et contre Le Havre, ont-elles pesé mentalement sur le groupe?
Il n'y a pas eu de démobilisation. Non. Pas de doutes non plus. Ce fut plutôt de la frustration. Car la manière sans les points, ce n'est pas très intéressant.
Au Sco, vous semblez parfaitement intégré. C'est aussi votre sentiment?
Je suis trop bien. Je suis heureux ici. Vraiment. J'ai du plaisir à évoluer dans une équipe qui cherche à pratiquer du beau jeu et où l'ambiance est super.
Dans les équipes, très souvent, les milieux récupérateurs sont différents. L'un est costaud, l'autre a du volume. Avec Mickaël Stephan, vous êtes un peu atypiques comme duo, non?
C'est sûr que l'on ne se distingue pas par notre masse athlétique. Mais ca y va tout de même à la récupération. On compense. Nous y mettons du nôtre. Nous sommes agressifs sur les porteurs de ballon. Nous allons au charbon, nous anticipons. Et puis nous avons l'envie, la détermination pour gagner les duels. En plus les automatismes se sont créés. Et l'on communique aussi beaucoup sur le terrain.
Qu'est-ce que l'un a et l'autre pas? Et inversement.
C'est difficile à dire. (Il se marre). Si, je sais. Mickaël, il a dix ans de plus que moi...Non, plus sérieusement, il a un rôle de compensation défensive supérieur au mien. Moi, je suis plus attiré par les mouvements offensifs que lui.
En chambrant un peu, ce ne doit pas être facile de jouer avec Ben Khalfallah. Vous ne revoyez jamais les ballons, non?
(Rires). Vous avez raison. De toutes manières, lui, il va trop vite. Et en plus, il nous dit toujours, à nous, les milieux, de l'accompagner sur ses actions. Il est drôle, lui. Déjà au départ, on a 15 mètres de plus à faire. Non, non, il va vraiment trop vite. Il faut qu'il se calme.
Recueilli par J.-F. C.
La suite en novembre. Après la réception de Gueugnon, après-demain, les Angevins se rendront vendredi à Nantes pour le choc face au leader. Coupure internationale ensuite, qu'ils occuperont par un match amical à Bressuire, le vendredi 16 (18 h 30) contre les Chamois niortais, avant de retrouver le championnat, le vendredi 30 avec l'accueil de Libourne-Saint-Seurin.
Angers -Gueugnon, gratuit pour les jeunes. Tous les jeunes de moins de 16 ans pourront assister à la rencontre de Ligue 2, Angers - Gueugnon, demain (20 h) au stade Jean-Bouin, gratuitement.