Le contentieux. Un accord avait été pris entre les deux hommes pour un complément de prix additionnel. Pour faire simple, une prime à la montée que l'acquéreur devait régler au vendeur. En clair, Willy Bernard s'engageait à régler à Patrick Norbert la somme de 300 000 € en cas de montée en Ligue 2 à l'issue des trois saisons suivantes. Une montée qui arriva donc vite, le 25 mai dernier. Autre clause de cet accord : Patrick Norbert, dans l'hypothèse où le règlement ne serait pas effectué dans les 60 jours, pourrait revendiquer, en compensation des 300 000 €, 78 099 actions de la SASP du Sco (32, 42 %). Ce qui fut donc le cas.
Le tribunal de commerce de Paris, saisi par Patrick Norbert a prononcé une ordonnance de référé, le 20 septembre dernier, donnant raison à ce dernier, les dites 78 099 actions étant toutefois placées sous séquestre pour l'instant auprès d'un huissier du tribunal de Paris jusqu'à décision de justice définitive.
La version Bernard. Avant cette décision de justice, le capital du Sco (240 000 actions) était ainsi réparti : Willy Bernard 182 232 actions soit 75,77 %, Bernard Blot 48 099 soit 20 %, Association et petits porteurs, 10 159 soit 4,22 %. Ce serait encore le cas, selon l'actuel président du Sco (voir Ouest-France d'hier).
La version Norbert. Si l'ancien acteur de cinéma n'a pas revendu ses actions à son successeur, Willy Bernard ne posséderait plus que 104 133 actions (43,30 %), Patrick Norbert apparaissant comme le second actionnaire avec 78 109 actions (32,48 %) les autres partenaires ne bougeant pas, pour l'instant.
Jean-François CHARRIER.
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