Accueil

L'essentiel

Liens utiles

Actualité dossier

Le festival Premiers plans 2008

Édition du vendredi 25 janvier 2008

« Porter un regard critique, c'est une forme d'amour »

« Le cinéma essaye de traverser les frontières qui, dans le réel, sont fermées. » Le cinéaste israélien Amos Gitaï, venu pour la première fois à Angers, sait de quoi il parle. Ses films (Kadosh, Kippour...) explorent certaines facettes de son pays, sans fard. La polémique n'est jamais loin. Comme pour Désengagement, le film projeté en avant-première à Premiers plans. Il s'agit du dernier volet de la « Trilogie des frontières », après Terre Promise et Free zone.

A travers le parcours d'une femme (Juliette Binoche) qui va rechercher sa fille en Israël, le cinéaste évoque la récente évacuation des colons israéliens de la bande de Gaza. Lui-même s'était rendu sur place pendant les événements de 2005. Pour voir. « Poser des questions pas toujours faciles, c'est le devoir des cinéastes. Porter un regard critique, c'est une forme d'amour. Pour que les choses aillent mieux, a redit Amos Gitaï au public angevin. On n'est pas toujours compris, mais c'est pas grave. »

Jeanne Moreau joue dans ce long métrage. Tout comme dans le prochain de Gitaï. « Vous êtes impliquée, vous avez envie de parler du monde d'aujourd'hui, assure le cinéaste à l'adresse de Jeanne Moreau. C'est bien que des grands artistes disent des choses sur le monde d'aujourd'hui. »

Pour ceux qui n'ont pas pu découvrir le film au festival, Désengagement sort en salles au début du mois d'avril.

Ouest-France

Les autres titres