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La saison du SCO

Édition du dimanche 03 février 2008

Philippe Brunel : « On a été monstrueux ! »

L'homme du match. Difficile de dégager un homme dans le match tant la prestation de tous les Angevins fut grande. Néanmoins, comment passer sous silence la prestation de Philippe Brunel.

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Philippe, c'est le genre de soirée dont on rêve la nuit ?

Une sacrée soirée, oui. Je dois dire que je ne suis pas si surpris que cela. La façon dont on a joué... Jouer des équipes de Ligue 1 en coupe de France, je l'ai toujours dit, c'est plus facile à mon sens qu'une Ligue 2 en championnat. On l'a vu ce soir, Nice, c'est très fort dans les 30 derniers mètres, mais ça, ça veut dire que derrière, il y a beaucoup d'espaces. On a su en profiter.

À tel point que vous avez eu le match en main de bout en bout presque.

Oui. Techniquement, on a prouvé qu'on était aussi forts qu'eux ! On a suivi à la lettre les consignes de l'entraîneur. Il s'agissait surtout de ne pas courir partout, de temporiser, de ne pas se laisser aspirer par cette équipe. Après, quand on a des joueurs comme Paulo (Alo'o Efoulou), Fahid (Ben Khalfallah), Olive (Auriac), Guy (Moussi) ou encore Cédric (Lecluse) derrière, on sait qu'on peut être costauds.

« À trois matches du Stade France ! »

Le Sco a retrouvé son efficacité. Est-ce surprenant que cela se fasse contre Nice ?

On a été monstrueux ce soir ! Tout le monde a joué un cran au-dessus de son niveau habituel. Le petit a eu envie de manger le gros. On a été tout le temps en mouvement, bien techniquement, et comme par hasard, on a trouvé la faille, on a marqué trois buts. Ça peut, ça doit, nous servir de leçon parce qu'en championnat, on pêche un peu dans ce secteur.

Les Niçois ont-ils joué un cran en dessous ?

Non, non. Enfin je ne le pense pas. Ils s'étaient très bien préparés à cette rencontre. Cyril Rool m'a dit qu'ils avaient vu beaucoup de vidéos. Ils savaient où ils mettaient les pieds, ils savaient qu'Angers n'était pas une équipe de « bourrins », que nous, on joue au football. Ils nous ont malmenés en début de seconde deuxième période, ont frappé sur le poteau. On a su réagir vite et mettre ce deuxième but.

Quant à vous, vous régalez le public depuis trois rencontres après une première moitié de saison un peu terne.

Bah... Je me sens mieux physiquement. Il m'a fallu un moment d'adaptation à la Ligue 2. Il y a des trucs que je ne faisais pas avant... Disons moins que les autres.

C'est-à-dire ?

Les replacements, les efforts défensifs. Mais là, c'est vrai, depuis trois ou quatre matches, je me sens mieux dans le toucher du ballon. L'équipe me trouve plus facilement aussi. J'espère que ça va continuer en championnat. C'est sans doute notre match référence, mais il n'est pas question de se laisser griser. N'empêche, au-delà de ça, les 13 000 spectateurs (11 525) ont dû être surpris ce soir ! Nous ne sommes plus qu'à trois matches du Stade de France ! Il faut rêver. Pourquoi on ne le mériterait pas ? On a le droit de rêver.



Recueilli par

Mathieu COUREAU.

Ouest-France

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