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La saison du SCO

Édition du lundi 05 mai 2008

Padovani : « Les Oscars, la cerise sur le gâteau »

Ligue 2. Jean-Daniel Padovani a, une nouvelle fois, brillé vendredi soir. Plus que jamais « oscarisable », le gardien angevin savoure sans se prendre la tête. Il vient de prolonger au Sco jusqu'en juin 2012.

Jean-Daniel, racontez-nous votre arrêt sur le penalty tiré par Pierre-Yves André (5e)...

Pour une fois, je suis parti du bon côté ! En fait, je l'avais déjà vu à la télé tirer un penalty du même côté contre Montpellier je crois. Et puis, quand il a posé le ballon, il a regardé où il allait frapper... Je suis monté d'un ou deux mètres et j'ai plongé au dernier moment. Depuis le début de la saison, je crois que j'avais tout essayé sur les penalties ; de bouger, de ne pas bouger, de rester au centre, à gauche, à droite ! Là, ça a marché.

Avez-vous le sentiment de vivre un état de grâce ?

Hier (samedi), les mecs m'ont dit un truc qui m'a fait plaisir. Ils m'ont dit que de toute façon, ça fait un an que je suis comme ça. Alors, je ne sais pas si on peut parler d'un état de grâce. C'est vrai que je fais plus d'arrêts que d'habitude, mais à part deux ou trois conneries, ça fait une saison que je suis à ce niveau.

« Je vis des moments superbes ici »

Vous êtes-vous déjà senti aussi fort ?

Oui... En fait, je me sens bien depuis mes années à Cannes où j'ai appris à travailler sans me prendre la tête, notamment avec Pascal Faure. C'est ce que je continue à faire avec Arnauld Lucas. Moi, il ne faut pas trop me bousculer, ça me bloque. La différence, c'est que je joue désormais en Ligue 2, un championnat qui cristallise un peu plus l'attention médiatique.

Ça ne devait pas être simple à votre arrivée au Sco car Arnauld Lucas découvrait lui aussi le poste d'entraîneur des gardiens ?

C'est vrai, c'était un peu délicat au début entre nous. Et puis on a appris à se connaître, à se dire les choses. Si j'en suis là, c'est aussi grâce à lui. J'inclus bien sûr dans tout cela Nico (Cousin) et Julien (Martinelli).

Vous venez de prolonger votre contrat avec le Sco jusqu'en juin 2012.

Ça va se faire, oui. On doit officialiser ça lundi ou mardi. je sors de quatre années de National. Je vis des moments superbes ici. Je fais aussi ce métier pour ça. Je n'avais pas envie de partir pour être une doublure en Ligue 1, ni de me servir d'Angers comme d'un tremplin. Je veux monter en Ligue 1 avec Angers.

En plus de cela, vous êtes nominé pour les trophées UNFP, dans la catégorie « meilleurs gardiens de L2 ». C'est important pour vous, ça ?

Les Oscars du football, ce n'est pas si important, non. Et puis je ne pense pas que je vais gagner. Mais ce qui me touche, c'est que ce sont les joueurs qui votent. C'est un peu la cerise sur le gâteau. On va y aller avec le président, Olivier Pickeu, le coach et Fahid (Ben khalfallah).

La saison du Sco est-elle terminée dans le sens ou vous n'atteindrez sans doute pas les challenges que vous vous étiez fixés en mars ?

C'est sûr que là, on est près de la fin... Maintenant, chacun doit se fixer des objectifs personnels. C'est une question de bien-être. Moi, par exemple, c'est les étoiles de France Football ! Je vivrais mal le fait de lâcher les deux derniers matches. Ce serait pénible de mal finir la saison.

Recueilli par

Mathieu COUREAU.

Ouest-France

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