Édition du lundi 03 mars 2008
« On ne peut pas toujours être au top »
Le Sco marque le pas en ce début d'année en championnat. Le point sur la situation avec Fahid Ben Khalfallah.
Le revers encaissé à Montpellier, vendredi, dans un débat qui ne fut pas extraordinaire, loin de là, a laissé aux Angevins, un sentiment de regret. Comme souvent ces derniers temps. Vous n'en avez pas marre d'avoir toujours des regrets ?
Franchement si ! Et d'autant plus parce que nous possédons du potentiel. On a des occasions, on n'y arrive pas. On a aussi un brin de malchance, ces temps-ci. Avec, par exemple, les poteaux de Boutabout à Guingamp et de Moussi à la Mosson. Nous faisons pourtant beaucoup d'efforts. Oui, c'est vraiment un peu chiant...
Paradoxalement depuis la trêve, votre niveau de jeu a augmenté surtout en janvier d'ailleurs, vous semblez avoir plus de facilité pour aller de l'avant, mais les résultats ne suivent pas. Y a-t-il une explication ?
Dans le jeu, on s'est amélioré, c'est vrai. Sans évoquer Nice où c'était un match spécial, un débat à part. Mais nous avons peut-être oublié ce qui faisait notre force auparavant, ne pas prendre de but. Avant nous étions solides derrière et il ne nous fallait pas beaucoup d'occasions pour marquer. Actuellement, nous prenons plus de buts et nous manquons d'efficacité offensive. Depuis trois matches, nous sommes moins bien.
Une question de fatigue peut-être aussi ?
On ne joue tout de même pas tous les trois jours, même si cela compte. Bon, c'est vrai qu'actuellement, en prévision d'un mois de mars plus chargé, nous avons eu des grosses séances.
« Des réglages à retrouver »
Vous-même, sur un plan personnel, vous semblez en deçà que vos productions de début de saison. Y a-t-il une raison particulière ?
Non, pas vraiment. Mais ce que vous dîtes est vrai. Contre Troyes par exemple, je suis passé à côté. Je suis lucide, je suis moins performant. Mais il ne faut pas non plus que tout le monde attende tout le temps que je prenne la balle, que je traverse le terrain et que je dribble, en plus. Non.
Oui, mais comme vous êtes un des moteurs, le booster en quelque sorte du Sco, cela se ressent bien ?
Je suis un peu moins bien, oui, c'est clair, mais à l'image de l'équipe. Et puis sur une saison, on ne peut pas être à 100 %, au top en permanence. Cela nous embête tous.
Si l'équipe connaît des problèmes de transmission sur ses dernières sorties, c'est peut-être aussi, comme l'a dit Jean-Louis Garcia vendredi, une question de mobilité, non ?
(Sourire) S'il l'a dit, je ne vais pas le contredire... A Montpellier, durant un bon moment, nous avons évolué trop bas. Ensuite, il faut faire 80 mètres pour espérer atteindre le but. C'est dur. On perd aussi de la lucidité ensuite. Pour les attaquants, c'est compliqué aussi. Ce sont des efforts à répétition car ils participent vraiment beaucoup au replacement défensif. Regardez le boulot qu'abat un Do Marcolino, par exemple, sur ce plan. C'est intense. Alors je dirai que c'est un peu la faute à tout le monde, les quatre joueurs offensifs étant les premiers concernés. Pour conclure, ce sont des réglages à retrouver car l'équilibre d'une équipe est fragile. Et nous allons bien y arriver.
Recueilli par Jean-François CHARRIER.
Ouest-France