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La saison du SCO

Édition du dimanche 20 janvier 2008

Olivier Auriac : « On aurait mérité meilleur sort. »

Entretien. Le milieu de terrain défensif angevin revient à son meilleur niveau, quelques semaines après la naissance de sa fille. Une bonne nouvelle.

Olivier, selon Jean-Louis Garcia, un résultat nul aurait été plus logique. C'est aussi votre avis ?

On aurait mérité meilleur sort, oui. Les deux équipes ont eu des occasions franches. Eux ont été un peu plus réalistes que nous. Une victoire au haut niveau, ça se joue sur des détails. Ils ont un contre, il le mène rapidement, et ils marquent après avoir touché la barre. C'est comme ça. Offensivement, Troyes a beaucoup d'arguments. Au bout de vingt minutes en seconde mi-temps, on sentait que le premier qui marquerait remporterait le match.

« Nous progressons de jour en jour »

Que vous manque-t-il ?

Un petit truc. Dans le jeu, nous avons été au même niveau que Troyes. Nous avons réussi à être meilleurs de temps en temps. Il faudrait être plus méchant, être des tueurs. Cela dit, les attaquants ont fait de gros effort. Nous, on défend ensemble, on attaque ensemble. Quand je vois les efforts fournis par Fabrice Do Marcolino, franchement, comment voulez-vous lui reprocher quoi que ce soit ? À Troyes, Noro, Kébé et Danic, eux, n'ont pas le même volume. Ils ne défendent pas.

Angers, en moins de six mois, est passé du rang de promu à celui d'une belle équipe de L2. C'est l'une des confirmations de ce match.

C'est vrai que nous sommes tous en train de progresser. Notamment dans notre maîtrise collective, dans notre constance. Ce qui fait la différence dans un championnat, c'est la régularité de chaque équipe dans ses performances. Moi, je sens que nous progressons de jour en jour, grâce aux entraînements et à notre bonne préparation physique.

Vous avez manqué plusieurs matches en décembre. Vendredi, on vous a vu de nouveau râleur, teigneux, en jambes. Ça va mieux, donc ?

Oui. En décembre, la naissance de ma fille a été une étape physiquement difficile, une nouvelle étape dans ma vie personnelle. J'ai discuté avec le coach. Il m'a fait souffler au bon moment. Moi, je n'étais pas inquiet puisque mes performances n'étaient pas en cause. Je me suis concentré à la mise en place de ce nouveau cycle, à trouver une méthode de récupération différente car avant cette naissance, j'avais un rythme de vie bien calé. Mais là, c'est mieux. En plus, depuis peu, elle fait ses nuits. Je ne suis réveillé que toutes les 6-7 heures. Un vrai bonheur !

Recueilli par

Mathieu COUREAU.

Ouest-France

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