C'est bien ce qui inquiète Jean-Louis Garcia, l'entraîneur de ce promu prometteur. Il en a parlé à ses joueurs dès hier matin, au décrassage. Il dit : « C'était l'objet de ma causerie, oui. Je ne veux pas que le groupe lâche les derniers objectifs que nous nous sommes fixés. » Il reste quatre rencontres à disputer. « Nous pouvons encore rattraper Clermont au classement (3 points les séparent), finir sur le podium des meilleures défenses du championnat, et terminer dans les sept premiers du classement. » Il martèle, il rabâche, il soutient : « Il est hors de question que la saison s'arrête là. » Il dit que c'est important pour la carte de visite du club, que finir dans les six ou sept premiers ça aurait de la gueule, que son groupe est assez sain pour faire l'effort mental nécessaire, il redit sa confiance.
Jean-Louis Garcia a un côté fascinant. Il continue de marcher comme à la victoire là ou d'autres lâcheraient la bride, là où les amateurs de football ont tourné les talons, lundi, en se disant qu'ils reviendront la saison prochaine, déjà satisfaits d'avoir vu le FC Nantes-qui-va-remonter-en-L1. Il continue la leçon, celle qui donne au Sco le droit d'exister à nouveau depuis deux saisons. Cette vie de marcheur lui vaut un bilan remarquable et remarqué. Mais non, non et non, la saison n'est pas terminée. « Nous irons à Libourne pour gagner. La saison est belle. C'est pour cela qu'il faut continuer à en profiter. »
« Le potentiel est là »
A Libourne, ils auront l'occasion d'atteindre les 50 points. Ils s'y rendront forts d'un résultat nul probant contre le FC Nantes après une déroute à Gueugnon. « Ce ne fut pas un de ces matches nuls ennuyeux, disait-il après la rencontre. Je persiste à dire que les Nantais sont impressionnants. À travers cette confrontation, on a pu mesurer les progrès qu'il reste à faire. Le potentiel est là. À nous de jouer à Libourne. »
Fahid Ben Khalfallah sera du voyage. Le pauvre Fahid devra avoir les nerfs solides ces prochaines semaines. On l'a dit Stéphanois en janvier dernier, on le lit désormais en partance pour Lille, Caen, Le Mans, Valenciennes, Lorient, Toulouse, Nancy et surtout Marseille. Le monde du ballon l'observe, le scrute et ce n'est pas une mince histoire pour ce gamin autodidacte de 26 ans qui a appris le football à Péronne avec papa et les frangins. Mais les observateurs auront bien le temps de raconter cette histoire un autre jour. La saison n'est, semble-t-il, pas terminée.
Mathieu COUREAU.