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La saison du SCO

Édition du vendredi 04 avril 2008

Au Havre pour le deuxième exploit de la saison

Ligue 2. Le Havre - Angers Sco. Après Nice en Coupe de France, les Angevins s'attaquent à une autre montagne : Le Havre, leader invaincu chez lui.

Il fait doux au Sco ces temps-ci. Jean-Louis Garcia a son ton printanier et une bouteille d'eau à la main. Il raconte ses joueurs. Il dit : « C'est curieux. Depuis que nous sommes assurés de notre maintien, c'est encore plus facile de leur demander de la rigueur. Avant Clermont, lors de ma causerie, je leur ai dit leur chance de ne pas avoir à disputer des matches au couteau comme Niort - Libourne. Je leur ai dit savourez ces moments-là, je leur ai dit ne bradez pas cette fin de saison. »

On n'est plus vraiment au stade du point presse. On cause. De la Ligue des Champions. Garcia dit toute l'admiration qu'il a pour Sir Alex Fergusson, la discipline tactique qu'il insuffle aux Mancuniens et les choix défensifs qu'il propose à chaque rencontre. Il dit du bien de Liverpool aussi, de son canevas infranchissable lorsqu'il est brodé par les titulaires. Il se lance dans une imitation fort drôle des commentateurs d'une chaîne télé, se moque un peu d'eux parce que, bien sûr, ils n'y connaissent rien à tout ça. Jean-Louis Garcia a son air de quand tout roule, jambes croisées.

« On ne risque pas grand-chose »

Et puis il parle du Havre, de cette équipe « rayonnante, belle à voir jouer, invaincue chez elle depuis le début du championnat » dont la puissance offensive est tout simplement « incroyable », grâce, notamment, à Hoarau (26 buts). Le Havre est un club, rappelons-le, entraîné par Jean-Marc Nobilo, ancien entraîneur adjoint de Noël Tosi, parti du Sco en 2005 avec son savoir-faire et ses lunettes rondes comme on quitte une table où l'on se sent trompé. Garcia continue : « Le Havre est plus à l'aise à l'extérieur, quand elle aspire ses adversaires. Et quand elle est moins bien, ses individualités sont capables d'exploits. »

Avec Cédric Lecluse

Après Nice en Coupe de France, les Angevins s'attaquent donc à une autre montagne : le leader du championnat à qui il ne manquera plus qu'un point pour monter en L1 s'il venait à battre les Angevins. « Contre eux, on ne risque pas grand-chose, finalement, dit Garcia. Franchement, on a tout à gagner. Je voudrais juste qu'on retarde leur fête à Deschaseaux ! Après tout, le Sco n'a pas gagné chez eux depuis 1961. C'est un beau challenge, non ! » Le Sco ira donc là-bas plein d'ambition. « On y va pour gagner. Tout autre résultat qu'une défaite sera positif. »

L'entraîneur angevin récupère Cédric Lecluse, son capitaine, qui sera associé à Theddy Ongoly en charnière centrale. Il alignera tous ses arguments offensif, c'est à dire les Brunel, Ben Khalfallalah, Boutabout et Alo'o Efoulou. Do Marcolino devrait être sur le banc. « La clé, comme toujours, sera notre capacité à nous projeter vers l'avant grâce à une bonne récupération. Car quand on joue des matches de haut niveau, la base c'est la discipline collective, au-delà du simple fait d'aligner des éléments offensifs. » Ça, les Angevins le savent. Ça fait presque deux ans qu'ils l'entendent.

Mathieu COUREAU.

Ouest-France

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