Sa seule crainte, en réalité, était l'intensité que les joueurs d'Hadzibegic allaient mettre dans cette rencontre et l'appui du douzième homme, le public. « Finalement, on décroche une belle victoire, disait-il à l'issue du match. Une belle victoire méritée. On a su faire la différence aux bons moments. » Ils ont d'abord su trouver l'ouverture rapidement par Lecluse de la tête, bien servi par Brunel (13e) dans un début de partie à l'avantage (léger) de Dijon.
Sans être grisé par ce but, ils ont continué à dérouler le fil d'un jeu bien huilé, solide sur leurs bases, qui fait l'identité du Sco depuis deux saisons maintenant. « Notre organisation leur a posé des problèmes, c'est clair. Plus ça va, plus je l'aime ce schéma », déclarait le technicien angevin.
Avec un Stephan juste devant la charnière centrale et à la base du V du milieu de terrain, on a longtemps cru qu'il ne pourrait rien leur arriver, d'autant qu'Alo'o Efoulou doublait la mise (36e).
Mais on avait oublié M. Fautrel, l'arbitre de la rencontre, qui en accordant un penalty aux locaux allait relancer le match. « Sauf qu'à 2-1, nous n'avons fait qu'illusion », estimait Faruk Hadzibegic, l'entraîneur de Dijonnais incapables de marquer pendant leurs temps forts (excellent Padovani !). Le même M. Fautrel, huit minutes plus tard, expulsait Linarès pour une faute sur Brunel.
« Un groupe ambitieux »
Face à un adversaire réduit à dix, le Sco pouvait jouer la conservation du ballon, et les contres à fond. Ce qu'a fait, une nouvelle Paul Alo'o Efoulou à neuf minutes de la fin du match, bien servi dans la profondeur par Manu Bourgaud. « Plus ça allait, plus il y avait d'espaces dans leur dos après l'expulsion de Linarès. Je savais que ça allait finir par craquer. »
Jean-Louis Garcia était simplement heureux, lundi soir, de disposer « d'un groupe ambitieux qui affiche jusque-là un beau bilan avec 13 victoires, 13 nuls et 11 défaites. Nous n'avons plus qu'à finir par une victoire contre Brest vendredi à la maison... Ce serait chouette d'offrir ça à nos supporters. » Pour les Dijonnais, ce sera une autre histoire. Ils devront sauver leur peau dans quatre jours à... Ajaccio.
Mathieu COUREAU.